KABA Madigbè

Mali, une liesse méritée

Crédit image: Maghreb MSN
Crédit image: Maghreb MSN

Je suis aussi Malien. De Conakry à Gao, je me sens chez moi. Mes arrières-grands-pères  faisaient cette distance à cheval, à pied ou à dos d’ânes. Et moi ? De Siguiri (ville guinéenne), je peux prendre ma petite moto, voire ma bicyclette, et aller passer une nuit à Bamako sans me dépayser. On est en liesse. Tu vas t’en apercevoir cher lecteur, mais crois-moi quand je te dis que je suis un bon Malien.

Je ressens le Malien davantage en moi lorsqu’un journaliste marocain surnomme l’équipe malienne de Sily National (surnom de l’équipe guinéenne) ? En voyant nos maillots, on risque fort de confondre les deux. Nos drapeaux sont les mêmes sauf que les couleurs sont inversées. Nos noms et toute notre histoire se ressemblent également. Et  Salif Kéita (chanteur malien) est comme un Guinéen pour les Guinéens, tandis que Sékouba Bambino Diabaté (chanteur guinéen) est  comme un Malien pour les Maliens. J’en passe et des meilleurs…

  • Au cœur de Tombouctou

Les très vieux Kankan Moussa (un des empereurs de l’empire du Mali) et Bouctou ont bien bossé en nous léguant une ville si importante, ce vrai joyau qui fait la fierté de l’homme africain – voire de l’homme tout court. Depuis des années, j’y fais mentalement de bons voyages spirituels. Dans ses très grandes bibliothèques, je m’y suis vu lire et contempler l’œuvre magnifique pluri-séculaire. Ah si je suis Malien, j’ai eu à le perdre deux fois dans le football.

  • Non malien deux fois 

C’était en 2004, la Guinée a rencontré le Mali en quarts de finale de la CAN. Le gardien guinéen Kémoko CAMARA aida les Aigles à briser le rêve de demi-finale du Sily National (Guinée). Je vous laisse regarder ceci, vous saurez de quoi je parle. Sacré Gardien ! Aussi, en  CAN 2012, la Guinée avait une bonne équipe jeune et technique mais elle ne pu faire le poids face aux Aigles maliens et aux étoiles noires Ghanéennes en phase de poule. Ce jour-là, un petit but a tué les éléphants guinéens. Je n’étais pas Malien ce jour-là.  Sur le terrain du football, j’aime bien le vuvuzela. « Comme le rythme est pour le poète, le piment dans la sauce d’un Guinéen, le vuvuzela adoucit le football. Il produit des cris mais enseigne le fair-play. » Au moins, cela me redonna mon être malien.

  • CAN 2013

Depuis le début de la CAN, j’avais eu à dire à un camarade malien Morba que le duo Mali & Ghana irait encore loin dans cette CAN. Cela n’a pas été qu’en mot. J’ai eu le vrai sentiment qu’ils iraient en demi-finale d’abord. Samedi passé, sans jouer le medium, j’avais l’état d’esprit du  « déjà gagneur ». Hum… Les requins bleus cap-verdiens, j’ai apprécié leur jeu dans cette CAN mais ils ne pouvaient résister aux Baghana-Baghana (Ghana).

Quant aux garçons Bafana-Bafana de l’Afrique du Sud, ils sont toujours en ce vingt-et-unième siècle gentils (coupe du Monde 2010 et CAN 2013). Ils organisent de grandes compétitions footballistiques sans avoir d’équipe solide. Ils montrèrent leurs faiblesses en phase de poule. Un  combat dur arrive pour bientôt. Mais le plus dur a été écarté, à mon avis. Car les vieux Eléphants de Côte d’Ivoire me semblent plus durs à battre que les super aigles nigérians. Ah les Super aigles…  Nous Maliens, on est des simples aigles. On préfère être David pour arrêter Goliath. On verra qui d’entre les deux aigles ira en finale. Combat d’aigles, ça promet ! Pour la suite de la compétition, je pense déjà à quelque chose. Hum… je sais que tu peux le deviner sinon…

Mes condoléances, Togolais, Ivoiriens, Cap-verdiens, Sud-Africains et autres. Après tout, c’est l’Afrique occidentale qui gagne… Et plus grand, c’est l’Afrique qui gagne. Puisse la paix revenir au Mali entier.

A+


Le Sud-africain Patrice Motsepe s’illustre dans le Giving pledge

Crédit image: le point.fr
Crédit image: Le Point

Le Giving Pledge, faisant des heureux, entre en Afrique. Aujourd’hui, je m’en vais pour un petit voyage virtuel dans le pays de la CAN 2013, l’Afrique du Sud. Sauf que ce n’est pas pour parler du football que je suis continuellement. Mais d’un tout autre fait important pour l’Afrique : la première promesse africaine de don par un Sud-Africain, Patrice Motsepe.  Ré-bienvenue chers lecteurs et accrochez bien vos ceintures pour ce petit voyage.

C’est quoi le Giving Pledge ?

Par  sa traduction de l’Anglais, il signifie promesse de don. Il est issu de la « règle Buffett », dont l’idée émane des milliardaires américains Warren Buffett et Bill Gates. Ils ont proposé en 2010, après l’avoir adopté, aux grands milliardaires d’octroyer une très bonne partie de leur fortune afin d’aider les démunis à s’épanouir. Donc, le Giving pledge est cette générosité financière faite par des richards de bonne volonté en destination des démunis.

Depuis sa création, ils sont une soixante-dizaine  actuellement à avoir rejoint les deux créateurs. On peut citer le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg.  Hier Mercredi, un Africain a osé rejoindre cette liste. Le Milliardaire sud-africain a annoncé être prêt à fournir la moitié de sa fortune à une organisation caritative.

Qui est cet homme ?

Agé de 51 ans, Patrice Motsepe est né à Soweto. Il contrôle le groupe minier African Rainbow Minerals. Ce groupe  exploite des mines d’or, de fer, de platine, et de charbon en Afrique du Sud, et du cuivre en Zambie et en République démocratique du Congo), Selon le magazine américain Forbes, il est la huitième fortune africaine avec 2,65 milliards de dollars.  Il est propriétaire d’un club de football «  Mamelodi Sundowns », basé à Pretoria. Il est le beau-frère de Cyril Ramaphosa, une figure de l’ANC, devenu en fin décembre 2012 le numéro deux du parti ANC ((African National Congress). A l’instar de ce parti qu’il finance, il s’est donné depuis des années la bonne habitude de donner des fonds à des communautés rurales et ecclésiastiques.

Sa source  d’inspiration réelle?

Il confirme que c’est la règle Buffett qui l’a inspiré en prenant une telle décision. Toutefois, il reconnait aussi s’être inspiré dans la culture sud-africaine.

Pourquoi et quel en sera l’impact ?

Son pays, l’Afrique du Sud, est également celui de Nelson Mandela, Winnie Mandela et Desmond Tutu. C’est la première puissance économique africaine et le premier pays africain à accueillir la coupe du monde de football (en 2010). Mais, il y a un grand fossé encore entre les deux moitiés d’une population de 52 millions d’habitants. En effet, si L’une des moitiés arrive à bien vivre. L’autre vit sous le seuil de pauvreté et  le quart de la population a faim. Patrice Motsepe souhaiterait ainsi apporter sa contribution en faisant élever les Sud-Africains défavorisés, pauvres et marginalisés. Il affirme :

« Le besoin et les défis sont grands, et nous espérons que notre +promesse de don+ en encouragera d’autres en Afrique du Sud, en Afrique et dans d’autres économies émergentes à donner et à faire du monde un endroit meilleur ».

Sa femme Precious continua en affirmant son espoir, à travers cette initiative africaine, de changer l’image d’une Afrique qui attend l’aide extérieure. Par rapport aux impacts, sa femme affirme que :

« L’initiative améliorera les  conditions de vie des Sud-Africains pauvres, handicapés, chômeurs, les femmes, les jeunes et les ouvriers. »

Il s’avère que tout aide n’aide pas forcément. Toutefois, je  pense que ce genre d’initiatives, venant d’un Africain qui n’a aucun intérêt de vendre ses compatriotes, aide. J’encourage cela parce que c’est une imitation pour construire, et non de détruire. Mais, il faudrait que ces soutiens financiers soient bien gérés par un bon ciblage. Si elles se multiplient sur le continent, on a plus de chances de voir ce continent avancer. Merci à Mondoblog de nous permettre de nous exprimer à travers cette plateforme. Bravo Monsieur Patrice Motsepe !

A+


Martin Luther King Jr, quatre-vingt quatrième anniversaire de sa naissance

 

Martin Luther King, Jr. 1964 par Mike Licht, NotionsCapital.com via Flickr
Martin Luther King, Jr. 1964 par Mike Licht, NotionsCapital.com via Flickr

Allons un peu chez les Pacifistes, cela vous dit non ? Aujourd’hui c’est l’anniversaire de naissance d’un grand homme qui a marqué indélébilement l’humanité. Il s’agit du pasteur afro-américain, Martin Luther King Jr.  Il était un Pacifiste actif (défenseur pour une culture de paix). Les Américains célèbrent son quatre-vingt quatrième anniversaire, congé national.

Ma première découverte?

J’ai découvert cet homme pour la première fois à l’école primaire dans mon village en Guinée. C’était dans un bouquin dont vous allez certainement vous rappeler. Ce livre bleu et joli du CM2 : Horizon d’Afrique. C’est aussi sur la couverture de ce fameux bouquin qu’il y a un chemin bien dessiné menant vers le coucher du soleil. Mais déjà en CM1, j’arrivais à le lire. Hamdollah (Louange à Dieu en Arabe).  Cela fait plus de dix ans que je ne l’ai plus revu.  Je me rappelle encore de certains articles comme : Errance, la vieille Dado,  je suis malade, je suis venu chercher du travail,  chez la coiffeuse… Mais surtout, je me rappelle encore de cette page sur laquelle je prenais assez de temps en lisant et relisant. Si ma mémoire est bonne : « J’ai fait un rêve ». C’est le titre de l’article sur ce beau, virile et sérieux Monsieur derrière un Micro. On ne peut y voir que son visage, le micro et le haut de la poitrine de sa veste. C’était mon article préféré. J’aimerais bien revoir ce bouquin, même si j’ai grandi.

Qui est donc ce fameux Monsieur ?

C’est un grand pasteur afro-américain. Il est né à Atlanta le 15 janvier 1929.  Il militait pour la non-violence en faveur des droits civiques des Afro-américains. Il eut sa licence en 1948 à l’université Morehouse, une institution célèbre pour les hommes de couleur, qu’avaient fréquenté son père et son grand-père. Il eut trois ans plus tard son master en théologie. avant d’avoir son doctorat en 1955.

Qu’a-t-il fait ?

Les Noirs ont été en Amérique par le biais de la traite négrière. Cela a duré jusqu’au milieu du 19e siècle par son abolition. Cependant, la fin de l’esclavage ne fut pas synonyme de la fin de l’injustice. La ségrégation a pris la place laissée par l’esclavage. Ce qui faisait que les Afro-américains et les blancs vivaient séparément. Les Noirs ne disposaient pas de tous leurs droits de citoyenneté américaine. Plusieurs voies s’offraient aux leaders noirs de l’époque. Mais Martin Luther King Jr choisit ses idéaux dans la chrétienté et les techniques d’opérationnalisation chez le Mahatma indien Gandhi. Il opta ainsi pour une intégration interraciale qui, selon lui, est la meilleure solution pour les Etats-Unis de l’époque.  Il joua un rôle majeur pour l’émancipation des Afro-américains et leur prise de conscience de l’injustice de la ségrégation aux Etats-Unis. Il fit plus de 250 discours dont celui intitulé « I have a Dream » devant 250.000 personnes à Washington D.C qui,  appelle à la fraternité entre les Hommes de couleur et les blancs, s’est immortalisé. Ce discours est devenu un véritable hymne à la solidarité et à l’espoir d’entente entre toutes les communautés. Il inspire jusqu’à maintenant de nombreux manifestants. En voici un petit passage de ce discours : “ J’ai rêvé qu’un jour les enfants d’esclaves et ceux de leurs propriétaires s’asseyeront ensemble sur une même table de fraternité.”

Sa fin

Homme de l’année du Time en 1963, il put avoir la récompense internationale pour ses œuvres par l’octroi à lui du prix Nobel de la paix à 35 ans (le plus jeune Nobel d’alors). Sous la complicité de certains afro-américains, Il fut assassiné  à Memphis le 04 avril 1968 dans sa chambre de motel à Tennessee pendant qu’il s’apprêtait pour conduire un mouvement de protestation. Il est mort mais ses idées resteront éternellement vivantes.

Mais comme je le disais dans un de mes articles, Martin Luther King Jr,  Malcolm X ou encore les acteurs des Black Muslims auraient aimé au moins voir Barack Obama prêter serment en 2009 pour son investiture. Néanmoins, ils ont eu un de leurs représentants (défenseurs des droits des Afro-américains), Monsieur Lawrence Guyot,  voir le Président Barack Obama se faire élire et réélire à la tête des Etats-Unis. Ce dernier devra prêter serment sur la bible du King Jr le 21 janvier 2013. Paix à vous, chers lecteurs!

A+

M. KABA Madigbè Bintou


Une aventure vespérale en peinture

crédit image: intellego.fr
Crédit image: Epoux Arnolfini/intellego.fr

Le 04 janvier 2013, Je dus faire une aventure vespérale en peinture. Puisque se tenait à la villa des arts, une conférence-exposition  à 18 heures à Rabat avec pour thème « Comment apprendre à regarder une oeuvre d’art ». Plus de cent cinquante personnes y étaient conviées y compris ma modeste personne. Cette conférence devait être animée par une dame marocaine spécialiste des arts plastiques, Mme Rim Laâbi. La veille, je dus me préparer mentalement, en faisant un programme d’aventure vespérale, afin de pouvoir profiter de cette aventure.

Le matin, je me rendis à l’école jusqu’à 16 heures et quart. A la sortie, je dus filer précipitamment pour découvrir d’autres lieux d’exposition. Car l’art permet de se découvrir et de découvrir par un extraordinaire voyage.

16  heures 20 :  Je décidai de me rendre ainsi au quartier Yacoub El Mansour, à vingt minutes à-pieds de la villa des arts. Là je me mis, sous le regard étrange de certains passants, à contempler les toiles et tableaux dans ce milieu purement artistique. Curieux, je me mis à interroger ces artistes qui ont vraiment l’habile main de Jack, acteur dans Titanic. Ce fameux Jack qui, d’une forte habileté peignit une Rose quasi-proche de son physique.  Instantanément, je me rappelai de mon prof de philosophie du lycée M. Victor qui, avec ma mère, m’ont donné un profond goût pour l’esthétique. Aussi me rappelai-je de l’œuvre évocatrice de l’outil dans le voyage artistique  « Contemplations » de l’autre Victor du XIXe siècle, l’écrivain français « Victor Hugo ».  Ces deux-là m’ont inspiré ce jour-là. Je demandai également quelques informations aux artistes qui m’en avaient autorisé. Je sus qu’un tableau de 35 cm coûtait  350 dirhams (34 euros).

17 heures 10 : Je me rendis à la galerie Mohammed VI, à 12 minutes à-pieds  de la villa des arts. Malheureusement, ce lieu était fermé mais néanmoins je pus en quelques minutes contempler au travers le vitre les tableaux très bellement peints.

Je décidai de filer à l’allure du Jamaïcain Usain Bolt parce que je savais qu’il y avait d’intéressantes choses hormis la conférence. En effet, s’y exposaient les œuvres du grand peintre marocain Mohamed Bennani Moa.

17 h 30 : Je fus à la porte de la villa des arts. J’échangeai quelques mots en Darija (l’arabe marocain) avec les gardiens. Puis, je pris la brochure en me rendant dans une des salles où étaient exposées uniquement pour la circonstance les œuvres de Bennani. Je pris un petit temps à lire la longue mais intéressante citation de l’écrivain marocain Tahar Benjelloun sur M. Bennani. En voici un passage :

« Moa est d’abord un affectif. Il exprime dans une gestuelle bien étudiée les moments intenses de perception du monde.»

Ensuite continuai-je à l’instar d’autres, dans un silence méditatif à vouloir comprendre ces tableaux dont certains ressemblaient à une  gouache a priori mais évocateurs a contrario.

18 heures 00 : Nous montâmes à l’étage et nous installâmes dans les jolis fauteuils pendant que la conférencière très ponctuelle nous attendait. Ebahis, je constatai sur la diapo derrière elle, la photo du fameux couple sur l’affiche « Epoux Arnolfini ».  Après qu’on  se fusse installé, la conférencière d’une voix artistiquement belle débuta. Je murmurai intérieurement ceci:

« C’est merveilleux quand une artiste parle avec un ton artistique d’une œuvre artistique. »

Madame Laâbi présenta, d’élément à élément, ce tableau complètement en essayant de se rapprocher au maximum de ce qu’en aurait dit l’avant-gardiste européen Jan Van Eyck de son vivant. Car ce dernier marqua indélébilement son époque à travers ses œuvres, véritables chefs-d’œuvres. Après ce brillant exposé, c’étaient les questions réponses. Hum… Je ne peux laisser filer une pareille occasion. Je posai ma question de profane. Je retiens d’elle ceci:

« On n’enseigne pas le sens des oeuvres mais on peut enseigner à s’y aventurer. »

Mais, une fillette de sept ans Safia surprit toute la salle par sa question en Français : « C’est quoi ce truc jaune sur le voile de la femme ?».  En fait, il s’agissait des cheveux de la mariée. La conférence termina à 19h 30. Chacun passa féliciter la conférencière pour son exposé instructeur.

J’appris beaucoup ce jour-là. Les deux Victor et N’Na (mère) avaient raison.  J’affirmai enfin ceci:

« Mourir en artiste, c’est avoir vécu. »

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M. KABA Madigbè Bintou


Messi, Ballon d’or FIFA 2012

Maghreb MSN
Maghreb MSN

Cette année, l’attribution du Ballon d’or a été très stressante, tant pour ses lauréats que pour leurs fans. Ma plus grande surprise reste le Ballon d’or 2006, attribué à l’italien Fabio Cannavaro. Cinq ans après, je m’interroge encore sur l’objectivité de ce choix.

J’imaginais tout cela hier quand je finalisais mon précédent billet. Je me rappelais aussi des grands malheureux du Ballon fait en ce précieux métal : le Camerounais Samuel Eto’o, l’Ivoirien Didier Drogba, le Français Thierry Henry, les Espagnols Xavi et Iniesta… Pour l’Afrique, je me soulage chaque fois en pensant ceci :

« Au moins il y a ce Libérien Georges Weah (récompensé en 1995) pour tout ce continent dans toute l’histoire du football.  Pour tout ce temps, il devait y avoir un de plus au moins. Eto’o et Drogba ont pourtant été très bons. Ok, un est mieux que zéro. »

Aussi lundi soir m’interrogeais-je incessamment : « Qui va avoir ce ballon d’or ? Est-ce Leo Messi, CR7 (Cristiano Ronaldo) ou Andrés Iniesta ? »  Rien n’était gagné pour Messi en raison des grandes qualités de ses adversaires. Le Portugais Cristiano Ronaldo avait beaucoup contribué à la qualification de sa sélection en demi-finale de l’Euro 2012 et dispose de nombreuses qualités.  L’Espagnol Andrés Iniesta, en plus de  son style de jeu,  avait marqué le but de la victoire permettant à l’équipe espagnole de remporter la coupe du monde en 2010, et avait remporté le dernier Euro avec l’Espagne. Mais, Messi avec ses 91 buts en 2012 et toutes ses qualités pouvaitt aussi.

Hier, je me rendis à l’école après avoir publié mon dernier article, pendant que le rat de la blogosphère Aphtal était en train de dévorer les billets. J’ai suivi mon cours jusqu’à 18h. Après cela, je voulais rentrer illico pour être un des premiers informés de la fameuse devinette dont la FIFA dispose le secret. Très pressé, je priais, avant d’arriver sur la rue, pour que tout soit dans la condition normale afin de suivre cela en direct.

En temps normal, 30 minutes me suffisent pour arriver chez moi. A la vue du bus, j’ai dit au revoir à mes compagnons Parfait et Aliou qui devaient se rendre chez eux sur une autre voie. J’eus la chance d’avoir ce bus-là : 52. Content ! Il était rempli comme il l’est souvent à pareille heure… mais peu importe, l’essentiel après tout était de rentrer et d’en finir avec le suspense. Je fis quelques minutes de plus à bord du bus mais bon, je pus suivre en direct le fameux dévoilement. Je suis sûr que l’on pourrait cuire de la pomme de terre dans le cœur tant des trois joueurs en lice pour ce trophée que dans celui des amateurs du football, tellement rien n’était sûr. Chacun des trois joeurs avait un soutien d’au moins un très grand footballeur. Par exemple, Ronaldo, Ronaldinho, Eto’o et Maradona pour Messi. Ou Zidane pour Cristiano Ronaldo. Et les défenseurs du jeu collectif pour Iniesta (Ibrahimovic…). Seuls les sacrés malins du FIFA savaient déjà l’ordre entre ces trois joueurs.

C’est ensuite le moment du dévoilement : Lionel Messi pour le Ballon d’Or du côté des messieurs, l’Américaine Abby Wambach pour la série féminine, le coach de l’équipe espagnole Vicente Del Bosque comme meilleur entraineur… Désolé mesdames, mais c’est la série masculine qui était la plus attendue, même si le quintuple ballon d’or féminin Marta était aussi nominé du côté des femmes.

Et de 4 pour Leo Messi. Il vient de devancer Platini avec un Ballon d’or consécutif de plus. Sur les réseaux, les fans de Messi et de Cristiano se taquinent. Les premiers se disant pas surpris parce que leur joueur n’a pas d’égal dans le football actuel. Par contre, nombreux des seconds accusent le football d’être dorénavant subjectifs. Il y a aussi pour le troisième homme, ceux qui regrettent que le football ne récompense que les exploits individuels.

La plus simple façon est de dire que Messi a eu son quatrième ballon d’or et mettre un STOP. Mais, ce serait faire perdre au football tout son goût. Puisque le football, c’est  surtout les émotions, les taquineries entre les fans, les talents des joueurs… Une question reste : qui est maintenant Messi ? A vos claviers et souris.

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Kaba Madigbè


Politique: Quand le Président guinéen Alpha Condé s’inspire de la bastille !

Crédit image: Mediaguinée

Dans mon article  « 12 pays d’exception », j’avais cité la Guinée comme le pays du contraste. J’avais ainsi évoqué son problème phare : la mauvaise gestion. Heureusement que le Président guinéen Professeur Alpha CONDE vient de confirmer ce mal dans un discours-rapport accablant sur la gestion pluri-décennale de son pays. Quel enfant n’apprécierait pas de beaux présents pendant les fêtes ? Quel peuple n’apprécierait-il pour présent, un engagement sincère de son chef d’Etat ? En tout cas, ce rapport semble symboliser un bon départ. Je vais seulement présenter les idées du discours de nouvel an de notre président, car seuls les actes parleront. Néanmoins faut-il que l’on retrousse les manches pour prendre la bastille guinéenne au lieu d’attendre, les bras croisés.

Tout d’abord, il rappelle combien le colon français se flatterait encore d’avoir été en Guinée. Puisque les constructions coloniales sont nombreuses encore à être utilisées.

Aussi a-t-il rappelé son obligation d’assumer l’espoir que portent ses compatriotes en lui en l’élisant avec le slogan « Changeons la Guinée ». Selon lui, ce peuple composé de deux groupes, comporte une contradiction. Un premier groupe est très dévoué, généreux  et disponible. Quant au second composé des cadres, n’aime pas la Guinée. Mais veut-il que le peuple change plutôt que d’attendre des miracles. 

Aussi a-t-il rappelé combien est grand l’espoir à satisfaire de ses vieux camarades de la FEANF (il en est ancien Président), défenseurs de l’Afrique.

En outre, son gouvernement est, selon lui,  le vrai responsable du retard de son programme de changement. Nombreux ministres encourageraient la corruption et la fuite des investisseurs potentiels. Il a pris l’exemple sur le Ministère du Commerce qui, organisé professionnellement, pourrait économiser 150.000.000.000 Francs Guinéens. Il affirme :

« En Guinée… il y a la corruption doublée de manque de réalisations ». 

Il a attaqué aussi  les Ministres désorganisés et les menace de les contrôler dorénavant. Les administrations guinéennes étant obsolètes, il affirme être prêt à moderniser, rajeunir et féminiser davantage l’administration. 500 jeunes y arriveraient bientôt donc.

Puis, c’est au tour des anciens ministres ou Premiers ministres qui auraient mal gérés le pays et tromperaient le peuple après tout. Il les menace de publier bientôt le rapport d’audit de leur gestion. Il faut signaler que beaucoup d’opposants actuels ont eu à être Ministre ou Premier Ministre dans le pays.

Aussi distingue-t-il le rôle de la police de celui de l’armée. Cette police, équipée et aussi contrôlée par une Super-police, devra traquer les bandits en vue de bannir l’insécurité.

Il promet de contrôler les préfets et sous-préfets qui assisteraient aux manifestations politiques au lieu de servir dans la neutralité.

Ensuite, il affirme la quasi-mort des journalistes publiques et leur faible inspiration. Ces derniers ne diffusant que de messages régressifs (flatteries, parrainage de Ministres…) au lieu de promouvoir les compétences guinéennes. Il se dit prêt au nettoyage dans ce domaine et que cela soit réservé exclusivement aux professionnels. Il affirme vouloir communiquer dorénavant.

Il a également évoqué le cas des magistrats qui méconnaissent leur métier et opte pour une formation de ces Magistrats par des Sénégalais.

Il affirme que le Ministère des finances est une citadelle (lieu de blocage) coûtant beaucoup au pays. Il compare ce Ministère à la Bastille française du 19e siècle, qui est à prendre. Il affirme être prêt à le prendre et à le nettoyer.

Il assure aussi la fin des coups d’Etat car, selon lui, l’armée guinéenne a changé.

Cette année 2013 déclarée de justice, il affirme être prêt pour instaurer l’Etat de droit, n’existant pas encore dans ce pays.

Quand même, le Professeur Alpha CONDE semble revêtir cet habit de Professeur et de Président. Mais, le professeur doit œuvrer pour que cela se réalise. Qu’il prenne le bâton s’il le faut. Qu’aimerais-je si ce n’est de voir ce beau pays aller vers l’émergence. Le Président ne doit pas être, de ce fait, Paul BIYA du Cameroun (30 ans sans émergence), et plus bien que l’homme du sopi (changement), Abdoulaye WADE du Sénégal. Il doit bien s’inspirer pour bien débuter le pansement des plaies de ce beau pays, la Guinée.

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Retro Afrique 2012

Retro 2012/Medi 1 TV
Retro 2012/Medi 1 TV
Me voilà les yeux dans le rétroviseur faire un come-back sur quelques faits ayant marqué l’Afrique en 2012. Car une année si riche ne peut être jetée aux oubliettes. En 2012, l’Afrique a été courtisée comme une belle femme par les deux premières puissances économiques mondiales : les Etats-Unis et la Chine. La Chine ayant investi 200 milliards de dollars en 2012, a aussi changé son dirigeant. Les Etats-Unis, réélisant le Président  Barack Obama, jalousent les Chinois en montrant leur volonté de développer l’Afrique. Aussi les Africains s’attendaient à l’enterrement de la Françafrique avec les élections françaises conduisant M. Hollande, Président. Face aux sociétés minières, on a pu constater l’affichage du volontarisme par les Présidents africains. On n’oubliera pas que les grands économistes africains ont essayé de résoudre les problèmes du continent au CEO Forum en Novembre à Genève. En sport, la Zambie remporta devant la Côte d’Ivoire.  Aussi l’Ivoirien Yaya Touré a été désigné le ballon d’or africain 2012. Si minimes soient-elles, des Africains remportèrent des médailles aux Jeux 0lympiques et Paralympiques 2012 à Londres. Surtout, aucun Africain ne doit oublier l’élection de la première femme et anglophone Dlamini Zuma à la tête de l’Union Africaine face au sortant Jean Ping. Aussi, des génies ont pu faire rêver. C’est le cas du jeune Léonais  Kelvin Doe, du jeune nigérien Kountché (drone) et du Marocain Mohamed Nehmed (hélicoptère).  Mais aussi les menaces des groupes rebelles en Centrafrique et au RDC.
Allons dans quelques pays.
  • Afrique du Sud:
Le pays a été secoué par la tuerie des Mineurs de Marikana entre Août et Septembre. Mais aussi l’élection par le parti ANC du Président Jacob Zuma. La fragilité de la santé du Tata Mandela a préoccupé davantage les Sud-Africains à la fin de 2012.
  • Algérie :
La visite de François Hollande, en Algérie fin d’année, qui a préféré  dire la vérité sur la colonisation que de faire des excuses.
  • Cameroun :
Paul Biya fête ses 30 ans au pouvoir pendant que les Camerounais ne voient pas l’émergence promise par lui à son arrivée au pouvoir.
  • Côte d’Ivoire
L’envol de l’Air Ivoire est un signe positif. Le pays a économiquement progressé mais socialement, il titube. Surtout, les Ivoiriens ont passé un triste début d’année 2013 par la mort dans la nuit de Saint Sylvestre de 64 personnes à Abidjan.
  • Egypte :
Les Egyptiens ont chassé à Tahrir Hosni Moubarak suite à une révolte populaire. Le 24 juin, les Egyptiens élisent le candidat des frères musulmans, Mohamed  Morsi (parti Liberté et Justice). Ce dernier se transforma en pharaon et le chef de déception par son décret présidentiel du 22 novembre, qui le donne plus de pouvoirs.
  • Ghana :
Le 24 juillet 2012, l’humble président Atta Mills meurt des suites d’une maladie. Il est remplacé le même jour par son Vice-Président qui prêta serment. Les dernières élections ont vu ce dernier devenir Président élu.
  • Guinée :
La gestion a été des plus troublants, ce qui fit que le gouvernement guinéen annula 818 permis inactifs en décembre. L’année a été marquée par la quête et l’obtention du point d’achèvement de l’initiative PPTE (annulation de 2,1 milliards).  Mais l’année a été marquée par de l’insécurité de tous bords : tueries, vols, viols…. Malheureusement, les élections législatives n’ont pu avoir lieu cette année suite à une mésentente entre les acteurs politiques.  
  • Libye :
La production pétrolière  a souris aux Libyens car elle a eu une croissance record de 117%.
  • Malawi :
Suite au décès du Président Bingu Wa Mutharika,  Madame Joyce Banda prêtait serment le 7 avril 2012 pour remplacer ce dernier.
  • Mali
Le 22 mars, le Président ATT était renversé du pouvoir par un groupe conduit par un Capitaine méconnu Sanogo. Ce qui facilita la tâche aux islamistes de prendre Tombouctou et toute la région du Nord en Avril.
  • Maroc
La condition féminine revint en une avec l’Affaire Amina Filali en Mars. Cette fille s’est suicidée pour avoir été violée à son violeur. Les textes marocains autorisant un tel mariage. Aussi, l’Union Européenne et autres financèrent à 345 millions d’euros  la construction de la centrale solaire de Ouarzazate. Mais aussi, pour une première fois, une femme dirige le patronat marocain (CGEM). Madame Meriem Bensalah Chaqroun, a été élue 96,8% des voix. Aussi, on ne peut oublier la cinquième édition des Medays du 14 au 17 novembre.
  • Sénégal :
Le 26 mars 2012,  Macky SALL remportait à 60 % devant le Président sortant Wade.-
  • Sierra Leone
Le  4 mai 2012, Charles Taylor est condamné à 80 ans de prison.
  • Somalie
Le méconnu Hassan Cheikh Mohamoud est élu le 10 septembre 2012 face au Président Cheikh Ahmed.
  • Tunisie :
 Le viol de Meriem par deux policiers a divisé les opinions dans le pays. Mais après une excuse publique du Président Marzouki, les féministes ont gagné par l’inculpation des deux policiers  le 29 novembre.
Aussi, ma grand-mère et ma cousine rendirent l’âme. Et j’ai pu débuter mes cours à l’ENA et être Mondoblogueur. Heureusement, la croissance économique de l’Afrique subsaharienne pourrait être de 5,4% en 2013 (FMI). Espérons bien pour 2013 donc.
A+


Quand des étudiants guinéens au Maroc « enterrent » 2012

Vous avez peut-être remarqué que ma petite tête était absente sur Mondoblog ces deux jours. Et vous vous êtes aussi  aperçu que je ne vous ai pas souhaité dans mon billet précédent, une bonne année 2013. Car au Maroc, nous étudiants guinéens, n’avions pas fini l’an 2012. Comment souhaiter une nouvelle bonne année, alors que dans l’ancienne restait une journée importante ?

On avait ainsi un rendez-vous hier 30 décembre 2012 : on préparait, mes coéquipiers et moi de l’ASEGUIM, l’organisation d’une journée d’intégration à Rabat pour finir l’année en beauté et dire ainsi au revoir à 2012.  L’idée était donc de faire intégrer les nouveaux étudiants – les bleus – au sein de leurs anciens. Ces sacrés bleus là. « Sacrés… » Le fameux mot de mon ami Aphtal. Hum… à la lecture de ceci, l’auteur du Sweet home Sweet, DIA se rappellera sûrement de ses bleus au Maroc.

L’ASEGUIM ?

C’est l’acronyme de l’Association des Stagiaires, Elèves et Etudiants Guinéens au Maroc.  Elle est née en 1981. Depuis, elle se fixe comme objectif de faciliter l’intégration inter et intracommunautaire pour ses membres. Elle doit ainsi défendre les droits de ses membres et faciliter l’exécution des devoirs par ceux-ci. Chaque bureau exécutif doit mettre en œuvre et exécuter les moyens nécessaires pour atteindre ces objectifs. Elle a ses démembrements dans toutes les villes du Maroc où il y a 15 étudiants guinéens au moins.

Ce 30 décembre 2012

Après des jours intenses de préparation de la journée d’intégration,  ce 30 décembre 2012 devait venir. Le matin, bonheur, on devait se rendre à la Cité Universitaire internationale. Cette cité est la seule officielle pour les étudiants internationaux au Maroc. Mais, elle n’est pas grande puisque même pour ceux qui sont à Rabat, ça ne leur suffit pas. Ok ! Revenons à nos moutons.

On a donc démarré les activités prévues. On devait donner du fil à retordre aux bleus et aux anciens en les défiant par les énigmes. Puis, on a commencé un jeu de la Guinée : la course aux œufs (anciens vs nouveaux), qui consiste à mettre un œuf sur une cuillère et à la tenir entre ses lèvres. Les compétiteurs doivent faire un aller et retour sans que l’œuf ne tombe. Les bleus ont gagné cela. On a continué avec le match de football entre anciens et nouveaux, a été remporté par les anciens. Il y a eu aussi le Basketball.

Le fameux jeu d’Elliot Lepers « Questions pour un champion » n’a pas été épargné. Il a fait son entrée, et a opposé des joueurs du Maroc, Sénégal, Tunisie, Djibouti, Afghanistan et Guinée. La difficile finale de ce jeu a été remportée par le Marocain devant le Djiboutien. Aussi, il y a eu le jeu avec le pistolet qui est également de la Guinée. Puis c’était le jeu avec le sac.  On se met à l’intérieur du sac et on saute d’un bout à l’autre.  La journée a connu la présence de M. Serge Lamah, journaliste pour Guineenews.  C’était très intéressant.  Ah, j’ai oublié : l’animation était faite par Mlle Kadija de mon bureau et moi.

Après le jour, c’était la nuit. Hum, les chats étaient peut être gris à Yacout (boîte) à Rabat. C’était une soirée de boss. Voici son résumé : « on bouffe très bien avant de danser ». Et c’était ça… La soirée était très cool. Et les danses de patrons et patronnes en  » décalés » étaient bien orchestrées. Hum… Au lieu de danser, j’essayais de  jouer le  « bon taquineur, ovationneur et spectateur ».  Mais, je ne l’ai pas pu. Il me fallait quelques pas de pro (professionnel). Bref, c’était une journée de « ouf ». Comme l’a dit le Secrétaire Général de mon équipe, M. Mamadou Labo Diallo : « On s’est bien amusé ».

Je voulais mettre une photo au moins de la journée, mais il y a incompatibilité avec la plateforme. Je nous souhaite, vous et moi, une très bonne année 2013. Tous mes meilleurs voeux à ma famille, à mes amis, à mes coéquipiers, à mes lecteurs et à Mondoblog et à ses Mondoblogueurs.

A+


Noël, ça se fête aussi au Maroc

 

On parle partout du Noël là. Peut-être que je vais rejoindre cette fameuse liste. Sauf que l’on ne va pas emprunter le même chemin même si on va peut-être arriver à Rome. Le père noël, c’est ce bon vieux qui existe depuis plus de deux millénaires avec sa fameuse barbe longue et blanche. Avec son fameux bonnet rouge, c’est également ce vieux qui fait un genre de « ton souhait est mon ordre. ».  Ah… Sauf que je n’ai jamais eu un de ces bons vieux me demander mes souhaits pour que ce soient ses ordres. Pourquoi ? Je ne sais pas trop. Le fait que je ne sois pas de confession chrétienne ? Le faible intérêt ? Peut-être la crise fait qu’il préfère prendre la poudre d’escampette que de me chercher ? J’en sais peu.  Néanmoins, une question frappait un peu ma tête dans ces deux  jours.  Puisque le Noël  consacre la naissance du prophète Jésus Christ, alors :
 

Est-ce le prophète Jésus Christ né en Décembre ?

Je ne vais trop m’attarder sur ce sujet. Mais, il est clair que décembre de par son épistémologie signifie dixième mois. Ce qui laisse entendre donc, qu’il doit y avoir deux mois après décembre et que Mars soit le premier mois de l’année. Je ne peux que clore ce point malheureusement par la même question : Est-ce né le Prophète Jésus Christ en décembre ? Tout de même, essayons de revenir à nos chers bons moutons.

Le Noel au Maroc ?

Cette question est très importante puisque le Maroc est un pays qui revendique être musulman.  Les avis divergent par rapport à cette question. Une minorité de Marocains en plus d’étrangers pratiquent le Noel chez eux. Ces quelques Marocains qui posent le sapin dans leur famille pour Noël se revendiquent en partie être musulmans et « vraiment » pratiquants.  Comme une certaine Bouchra qui confiait à Yabiladi :

« Mon père est un haj (NDLR, quelqu’un ayant fait le pèlerinage) à plusieurs reprises. Il nous a appris la prière et le Coran depuis notre plus jeune âge. Tous les soirs, il venait dans notre lit pour faire chahada (NDLR, attestation de foi) avec nous. Mais ça ne nous empêchait pas de mettre un sapin tous les ans. On le décorait en famille et on avait pleins de cadeaux ! On n’en est pas moins musulman. »

Aussi certains le voient comme un bon moment de retrouvailles ou de faire plaisir à leurs enfants.

Par contre, un autre groupe majoritaire pense que ce n’est pas une fête musulmane. Même s’ils reconnaissent  Jésus Christ comme un des grands prophètes d’Allah. Pour eux, c’est du vrai haram (NDLR, interdit) que de fêter Noël.  Comme une certaine Sarah affirmait à Yabiladi :

« C’est chelou [louche] qu’un musulman ramène un sapin et mette des cadeaux en dessous. Il y a Achoura pour offrir des cadeaux aux enfants ou tout simplement d’autres jours sans fête. »

Il faut signaler qu’il y a aussi le Père Noël made in Morocco aussi appelé Baba Achour (NDLR, Père Achour). Achoura est le dixième mois du calendrier musulman célébrant la sortie du peuple juif par le prophète Moise des mains du Pharaon. Elle a coïncidé cette année au 15 décembre 2012. Dans la tradition marocaine, ce Baba Achour est un vieillard sage et de grande vertu qui faisait du porte-à-porte pour collecter de l’argent afin d’acheter des cadeaux pour les enfants et leur en distribuer. Ces bons vieux historiques marocains font encore la joie des enfants au Maroc dans les hôpitaux, écoles primaires… Le comédien et réalisateur, Mohamed Hicham Souissi-Alaoui joue en ces dernières années ce personnage historique marocain. Il distribue des ballons et autres jouets aux enfants dans la ville où il passe. Il danse aussi avec eux pour leur faire retrouver le sourire. Ce vieux n’a pas de bonnet rouge, ni d’habit rouge mais il a quand même la barbe blanche. Il est aussi généreux que le Père Noel chrétien et porte un long habit bleu. Bref, il est Père Noel made in Morocco.
A+
 
                                                                                                                                                                                                    M. KABA Madigbè Bintou


Douze pays, Douze exceptions

Mongolie_ HNEC
Crédit Image: HNEC

 

Il est bien vrai que chaque village, ville ou pays a ses spécificités. Cela se justifie d’ailleurs par l’être humain dont l’espace géographique s’inspire aussi et aspire. C’est comme Conakry à la belle époque de « Perle d’Afrique » ou Rabat avec sa reconnaissance comme patrimoine par l’UNESCO. La liste est longue. Mais il demeure que certains pays ont à eux certaines exclusivités ou du moins se distinguent des autres de par leurs particularités. Allez, douzissons (néologisme, utilisons douze) un peu… En cette année du 12/12/12 ou du fameux 21/12/12, découvrons douze pays avec leurs douze exceptions.

1-      Canada : Pays des lacs

Le Canada regorge le plus grand nombre de lacs au monde. Sur 9% de son territoire, il y a 3 millions de lacs qui sont répertoriés.

2-      France : Pays des fuseaux horaires

Elle dispose du plus grand nombre de fuseaux horaires. Mais, ne voyez pas la France comme espace situé géographiquement dans l’Europe. Il s’agit de la France avec tous ses départements d’outre-mer. Elle se situe ainsi sur 12 fuseaux horaires. Elle dépasse ainsi les Etats-Unis qui n’en ont qu’onze.

3-      Maldives : Pays de la mer

Pays asiatique avec pour langue officielle le Divehi, il est l’Etat le plus situé au même niveau que la mer. Son altitude moyenne par rapport au niveau des océans n’est qu’à 1,8 m. Maldives est très menacé de disparition en cas d’élévation du niveau de la mer.

4-      Mongolie : Pays de faible densité

Avec 1,8 km2, ce pays asiatique est le pays ayant la plus faible densité d’habitants. Tu veux un peu de sel chez ton voisin, là tu risques de marcher longtemps. Tu oublies ton truc chez un ami habitant l’autre côté, c’est encore pire !

5-      Etats Unis : Pays de prison et de corail

Première puissance économique mondiale, c’est le pays qui emprisonne le plus de personnes. Avec 2,2 millions de personnes incarcérées, les Etats-Unis sont les champions. Cet effectif représente ainsi, le quart de la population carcérale mondiale. Ils sont suivis par la Chine avec 1,5 million de personnes enfermées, et la Russie, 870 000 prisonniers.

Mais un de ses territoires dans le Pacifique le Guam fait une autre spécificité. Ses routes sont faites de coraux. Depuis longtemps, ses habitants ont su dompter le corail. Pour faire leurs routes, il mélange l’huile au corail. En plus, c’est une île vraiment écologique marquée par la faible présence de sables au niveau des côtes.

6-      Haïti : Pays avec très peu d’arbres

Haïti subit beaucoup les catastrophes naturelles (tremblements de terre et ouragans). Celles-là ont ravagé l’environnement du pays. Ce qui classe temporairement ce pays comme celui ne disposant presque pas d’arbres. Mais des projets comme ceux de « Frères des hommes » peuvent améliorer le statut de ce pays.

7-      Niger : Pays le plus jeune

Ce n’est pas le plus jeune des pays mais il dispose à l’échelle mondiale de la plus jeune population. Plus de la moitié de sa population est âgée de moins de 15 ans.

8-      Arabie Saoudite : Pays sans rivière

Le pays ayant la capitale de l’Islam est sans rivière. Hum… un peu étonnant, n’est-ce pas ? Mais heureusement que la des-salinisation a permis à ce pays de pouvoir répondre à ses besoins en eau.

9-     République de Guinée : Pays du contraste

Le pays est vachement riche en richesses naturelles. Mais, la population ne profite malheureusement pas de ces richesses. Cela est dû à une mauvaise gestion de l’économie du pays. A vrai dire tout du pays ! Tout de même, ce pays des femmes (Guinè en Soussou, femme) est très riche en cultures.

10-    Iles Malouines : Pays des moutons

Ce sont les îles où il y a le plus de moutons par habitant. Il y a un demi-million de moutons pour une population de 3.000 Hommes. Avec une moyenne qui est égale donc à 166 moutons/habitant. Hum… la fête du mouton serait bien là-bas.

11-    Russie : Pays d’oxygène

C’est le plus grand producteur d’oxygène de la planète. La forêt sibérienne produit 25% du CO2 (gaz carbonique) mondial.

12-    Mali : Pays historique

Son nom vient de l’ancien empire du Mali. Mais, c’est surtout à Tombouctou que l’on va s’intéresser. Cette ville malienne est depuis des mois dans les mains d’extrémistes « religieux ». Cette ville a été bâtie par l’empereur Kankan Moussa au XIVe siècle et par la vieille femme Bouctou au XVe siècle. Cette cité intellectuelle est vraiment menacée… non, elle est en train d’être détruite par des extrémistes.

Ce billet est aussi pour vous tous dont les pays n’ont été cités, Mondoblogueurs, amis et autres.

A+